Conduire un scooter réclame un certain nombre de précautions

Depuis le 1er janvier 2011, la seule possession du permis B (permis voiture classique) ne suffit plus à conduire un scooter. En effet, le nouvel article R221-8 du Code de la route impose aux titulaires depuis deux ans ou plus d’un permis B et qui souhaitent conduire un scooter entre 50 cm3 et 125 cm3 de suivre une formation de 7 heures en moto-école.

Toutefois, les titulaires d’un permis B qui ont conduit régulièrement un véhicule de la catégorie L5e (scooter, motocyclette légère, moto) dans les cinq années précédant le 1er janvier 2011 ne sont pas concernés. Ils doivent cependant justifier de cette conduite régulière à l’aide d’un document prouvant qu’une assurance pour un deux-roues a été souscrite pendant cette période.

Si le scooter est un véhicule urbain très pratique, son conducteur n’en est pas moins particulièrement vulnérable, notamment du fait de l’absence d’une carrosserie enveloppante pour le protéger comme dans une voiture et parce que les conducteurs de quatre roues font souvent peu attention aux véhicules légers, moins visibles et aux trajectoires plus difficiles à prévoir. La formation imposée depuis janvier 2011 a donc pour but de sensibiliser les conducteurs de scooter aux difficultés et risques particuliers auxquels ils sont exposés tout en leur transmettant les compétences indispensables à la conduite d’un véhicule deux roues : contrôle de l’équilibre et de la trajectoire notamment dans les virages, maîtrise du freinage en urgence, évaluation exacte d’une situation pour doubler ou s’insérer sur un rond-point en toute sécurité, etc.

Le petit gabarit et la mobilité des scooters, notamment en cas d’embouteillages en ville, peuvent procurer une assurance trompeuse à l’utilisateur. Il convient d’adopter quelques réflexes simples pour minimiser les risques : rester autant que possible sur la file principale, entre deux voitures, notamment à l’approche des ronds-points, ou encore n’utiliser les voies de bus et les pistes cyclables en l’absence des usagers prioritaires et uniquement en dernier recours. Bien sûr, en termes de sécurité, rien ne remplace le strict respect du Code de la route.

Enfin, quelques précautions concernant la tenue vestimentaire méritent d’être prises en considération par tout conducteur de scooter, identiques à celles qui s’imposent pour les conducteurs de motos : couvrir impérativement la totalité du corps, bras et jambes compris, avec des vêtements épais, porter des chaussures fermées et des gants et bien sûr un casque dont le port est imposé par la loi.Ces consignes sont généralement assez peu respectées, et peuvent pourtant avoir des conséquences dramatiques. Une simple chute liée à une perte d’équilibre à moins de 50 km/h peut arracher la peau jusqu’à l’os et laisser des séquelles à vie en l’absence de vêtements adaptés. Bien évidemment, il convient d’adapter sa conduite au contexte (chaussée mouillée ou en mauvais état, diminution de la visibilité, …) pour limiter le risque de telles chutes.

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